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L’indécent enrichissement des milliardaires français pendant la pandémie

Dans une note dévoilée ce lundi matin par France Inter, Attac et Oxfam décortiquent le classement des milliardaires publié début avril par le magazine Forbes. Les résultats de nos calculs sont édifiants.

Entre mars 2020 et mars 2021, la fortune des milliardaires a battu tous les records :

> la fortune des 20 personnes les plus riches de la planète a augmenté de 62 % ;
> la fortune des milliardaires français a augmenté de 170 milliards d’euros, soit une hausse moyenne de 40% ;
> parmi les 38 milliardaires que la France comptait en mars 2020, seulement 4 ont vu leur fortune légèrement baisser pendant la période, alors que 34 voyaient leur fortune augmenter ;
> la France compte 4 milliardaires de plus, dont le fondateur du laboratoire Moderna ;
> la fortune de Bernard Arnault (propriétaire de LVMH et 3e fortune mondiale) a presque doublé en un an, soit une hausse de 62 milliards d’euros ;
> la fortune de Françoise Meyer-Bettencourt (héritière de L’Oréal et femme la plus riche du monde) a augmenté de 20,7 milliards d’euros.

Alors que le secrétaire général de l’ONU, le FMI, Joe Biden et même la banque d’affaire JP Morgan appellent à un taxation des ultra-riches et des multinationales pour répondre à la crise, le gouvernement français s’entête à vouloir préserver « quoi qu’il en coûte » ses amis les plus fortunés.

Emmanuel Macron préfère racler le fond des poches des allocataires du chômage ou des retraité·e·s et préparer une énième cure d’austérité qui se traduira par un nouvel appauvrissement de la majorité de la population.

Sur le site d’Attac : accès au rapport et à la pétition


Depuis le début de l’année, Emmanuel Macron et son gouvernement préparent les esprits à une nouvelle cure d’austérité. En mars 2021, La commission Arthuis « sur l’avenir des finances publiques » a rendu un rapport dans lequel elle préconise la réduction des dettes publiques sans augmenter les prélèvements obligatoire et propose d’instaurer une « règle d’or sur la dépense publique ». Pour faire ces économies, Bruno Le Maire a réaffirmé à plusieurs reprises sa volonté de mettre en œuvre la réforme des retraites et celle de l’assurance chômage.

Le prétexte du gouvernement ? Il faut rembourser la dette Covid ! Or si la dette a augmenté depuis le début de la crise, elle n’est pas un problème dans l’immédiat : le coût de son remboursement est 2,5 fois moins élevé qu’il y a 20 ans car les taux d’intérêt auxquels l’État français emprunte sur les marchés financiers ne cessent de baisser et sont parfois négatifs !

La dette est ainsi instrumentalisée par le gouvernement pour nous imposer une nouvelle cure d’austérité et de réduction des dépenses publiques, et par conséquent un nouvel affaiblissement des services publics et du système de protection sociale déjà mis à mal par des années de politiques néolibérales. Une telle politique aurait également un impact négatif sur l’activité et l’emploi.

Ce ne sont pas aux premières et premiers de corvée de faire de nouveaux sacrifices, alors que les inégalités ont explosé depuis le début de la crise et que les plus riches n’ont cessé de s’enrichir.

Nous proposons des mesures d’urgence pour faire payer les profiteurs de la crise et exigeons une mise à plat de la fiscalité. C’est le sens de la tribune publiée par de nombreux responsables associatifs et syndicaux, économistes, artistes...

Article publié le 20 avril 2021.


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