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SAM : C’est qui les voyoux ?

Jeudi 11 mars 2021

Rarement on avait vu un tel déploiement des forces de police à Rodez.
Des CRS arnachés en robocop, matraques à la ceinture, ainsi que tout un attirail offensif apte à sulfater le premier manifestant venu sur ordre d’un pouvoir aux abois. Ils en sont capables !

De chaque coté de cette ligne de démarcation impressionnante : la nouvelle "table ronde SAM" entre les représentants du personnel et les "décideurs" du saccage annoncé, et en face des centaines de salariés menacés de licenciement et leurs soutiens de la Bosch et autres.

QUI SONT LES VOYOUX qui méritent un tel déploiement de la violence légalisée ?

Les 214 salariés prêts pour la charrette ou les dirigeants de l’entreprise de démolition JINJIANG et leurs complices par omission, Renault, l’État actionnaire, ...

Article CentrePresse.fr

Mardi 9 mars 2021

Comme nous nous y attendions, l’offre de reprise pour Sam a été déposée par le groupe espagnol CIE, et prévoit la suppression de 214 emplois sur les 357 actuels.

Cette annonce est donc une véritable provocation et a été jugée inacceptable à l’unanimité des 99% des salariés réunis cette après-midi en Assemblée Générale.

Les salariés avec le syndicat CGT, ont décidé du blocage total du site et cela a effet immédiat, jusqu’à au moins jeudi 11 mars, jour où se tiendra la table ronde à Rodez à 10h30, sous l’égide de la Préfète, , en présence notamment de l’Etat, Renault, les élus locaux départementaux, régionaux et bien sur les représentants CGT du personnel.

Cette réunion à pour but de faire évoluer le contenu de l’offre de reprise, tant d’un point de vue des effectifs repris, que de l’investissement pour pérenniser l’outil industriel.

L’Assemblée Générale a également décidé à l’unanimité de l’occupation immédiate du rond-point situé à proximité de Sam et de monter jeudi en masse à Rodez, pour placer les discussions de la table rond sous la pression des salariés.

Enfin à l’unanimité, les salariés exigent que l’Etat contraigne Renault a fournir un Chiffre d’Affaire supplémentaire au futur repreneur, pour pérenniser l’intégralité des effectifs.

La résignation n’est pas à l’ordre du jour, la lutte ne fait que commencer.

Article publié le 11 mars 2021.


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